samedi 22 septembre 2018

Facebookeries,épisode 01


Les Facebookeries du 22 septembre 2018, épisode 01

Coucou les Coucous!
Alors, nous partons en voyage quelques mois ensemble? Yééééééé!!!
Bienvenue dans les Facebookeries! Pour ceux et celles qui ne connaissent pas les Facebookeries, je vous dirais simplement qu’elles sont écrites avec beaucoup d’amour et de plaisir, qu’elles sont plus ou moins touffues et raisonnables selon l’humeur de l’auteur et le nombre de niaiseries qu’il a rassemblées et/ou vécues durant la semaine précédente; et que chaque épisode est un mélange d’observations, d’anecdotes ou de conseils et de péripéties, échafaudés dans l’ordre, ou dans le désordre, accompagnés de photos, de clips, d’adresses utiles ou de machins-trucs.
OK?
On peut partir.
Aujourd’hui donc, je vous envoie le premier épisode de l’Institut de Muay Thai de Rangsit, où j’habite.


Nous sommes à dix minutes de l’aéroport de Don Muang, où dans deux heures j’irai prendre l’avion pour aller visiter mon fils Boris à Ao Nang, dans la province de Krabi. À 650 kilomètres de distance, ça représente à peu près l’équivalent d’aller de Montréal à Matane, mais à l’envers : en direction sud-sud-ouest, et au bord de la mer…
Ce qui signifie qu’on ne vit pas du tout sous le même soleil. Le sien tape autrement plus fort que le mien! Chaque fois que je rentre de Krabi, je fais rire ma gang à la maison : j’ai habituellement un bronzage de panda, avec mes goggles de natation imprimées dans la face. Sauf que cette fois-ci, j’y vais pour courir, plutôt que nager, et la nuit de surcroît : à l’occasion du Sundown Marathon Krabi, une course dont le départ est prévu à 22 heures, au bout de la plage de Ao Nang. Boris, qui n’a pas beaucoup de temps pour s’entrainer, participera au 12 km; et Papa lui, qui fait rien que ça dans la vie, tentera de remporter l’épreuve du 21 km.
Un petit mot sur la dernière course dont je devais vous parler : je n’ai pas gagné, parce que je n’ai pas couru. Problème de santé de dernière minute. Vous savez, le genre de chose qui arrive en Asie…
Bref, dans le cas du Sundown Marathon Krabi, c’est moi qui ai rempli les formulaires d’inscription, il y a deux mois, via le Web, et quelle ne fût pas ma surprise et mon bonheur, quand je suis tombé sur la question suivante : « Que désirez-vous que l’on écrive sur votre dossard? »
Wow. Quel beau cadeau à faire à un clown… Sur mon dossard, j’ai sobrement fait écrire BRUNO, en lettre majuscules. Par contre, sur le dossard de Boris, croyez-vous vraiment que j’ai demandé que l’on écrive BORIS?
Bien sûr que non! J’en ai profité! Et c’est une vraie joke de bébé… Une blague tellement idiote. Mais ça fait deux mois que je la ris. J’ai trop hâte que Boris découvre son dossard! Je vais le filmer, et je vous le montrerai la semaine prochaine.
Je vous parie qu’il va dire :
-Ah… T’es pas sérieux!
Ce à quoi je répliquerai :
-Ben voyons, j’comprends pas Boris! Je leur avais pourtant demandé d’écrire ton nom…
Et on va rire.
Parlant de Boris, il avait rendez-vous la semaine dernière au Bureau des Transports de la Thaïlande, afin de renouveler son permis de conduire thaïlandais; et pour avoir droit à un renouvellement, Boris devait passer un test d’aptitude physique.

Il s’agissait pour lui de s’asseoir sur une chaise, placée à environ trois mètres d’une réplique d’un feu de circulation. À ses pieds, deux pédales : le frein et l’accélérateur.


Le test?
À la lumière verte, il devait appuyer sur l’accélérateur. À la lumière rouge, il devait appuyer sur la pédale de frein. Devinez?
Il a réussi le test.

La morale de cette histoire? Pour obtenir votre renouvellement de permis de conduire en Thaïlande, vous devez avoir au moins un pied et un œil, et… ne pas être daltonien! Et on se demande pourquoi c’est le 2e pays le plus dangereux au monde sur les routes, selon l’OMS...
Après l’examen de conduite, Boris et la petite famille sont passés en coup de vent à la maison, à Rangsit.
On a bien mangé, on a magasiné, le petit Zack s’est amusé comme un fou dans le Village des Balles. 





Et le soir venu, Boris et moi, nous avons fait un mini tournage, pour une nouvelle émission de télé québécoise; un clip d’une minute mettant en vedette un personnage de LFDM est à 7H bien connu, mais vu ici dans sa version 2018…

Vous l’avez reconnu?
Il sera chez vous bientôt, surveillez bien votre petit écran.
Donc, pour clore le dossier familial, je vous rappelle une dernière fois le party chez Boris, demain le 23 septembre, au Snack Bar Krabi. Il y aura de la bière, de la poutine, et même quelques vieux chums, j’ai entendu dire…
Après ce party-là, je redeviens sérieux, parce que la fête du 15 septembre au Bangkok Poutine m’a un peu amoché.
Comme d’habitude, vous êtes venus tôt, vous êtes rentrés vous coucher de bonne heure, mais j’avais avec moi deux bons soldats en fin de parcours, qui m’ont tenu jusqu’aux aurores… Les vilains!
C’était ben le fun, merci beaucoup à tous ceux et celles qui sont passés, on a eu des belles jasettes de voyage, on s’est échangé des conseils précieux et des bonnes idées; et pis comme il y a toujours des belles surprises en plus, j’ai rencontré ce soir-là Alexandre, l’agent d’assurances de mes parents, et Camille, la fille du regretté Pierre
Claveau, ce Giroux qu’on aimait tant haïr dans Radio-Enfer. Elle me racontait justement qu’à l’époque de Radio-Enfer, Michel Charrette et Robin Aubert vivaient ensemble, dans l’appartement au-dessus de chez elle, et que son enfance a été pas mal mouvementée et amusante, on s’en doute!
Je vous salue les garçons.





Et la journaliste de la BBC a pris mille photos, et elle a interviewé un tas de clients. Elle était très impressionnée par votre générosité et votre amabilité, merci beaucoup, et je pense qu’elle a bien aimé la poutine classique, et le burger, et le pita, et la galvaude, et la mexicaine… Elle et son copain ont mangé pendant deux heures! Ils ont pris au moins chacun deux kilos. Bref, ils sont partis repus et heureux, et je vous dirai ce que ça donne, quand elle me fera parvenir l’article.
Ouf.
Mille mots déjà, et j’ai encore envie d’écrire...
Et si on profitait de ce premier épisode pour régler quelques dossiers qui trainent depuis les derniers mois?
J’ai eu vent que vous m’aviez posé un tas de questions via La Presse, mais je n’ai pas tout vu ni tout lu, parce qu’il paraît que c’était compliqué de me les faire parvenir.
Enfin, j’en ai reçu une poignée, auxquelles je peux répondre.
Maxime, de Repentigny, me demandait : Est-ce que tu as frappé le mur au marathon?
Excellente question, merci Maxime.
J’avais tellement entendu parler du fameux mur à 32 kilomètres que je me suis mis à l’imaginer, pendant mes séances de visualisation (j’ai commencé ça récemment, et ça me calme), comme un mur de gypse que je traversais, tête première, en bélier que je suis. Sauf que moi, je l’ai frappé à 21 kilomètres, l’ostie de mur! Il m’est tombé dessus comme une tonne de briques...
Je vous explique rapidement ce que j’avais compris, au préalable, du « mur ».
Selon des nombreuses études, c’est aux alentours du 32e kilomètre d’un marathon que le corps aurait épuisé ses réserves de glycogène (sucre); celles que l’on trouve dans les muscles, mais aussi et surtout celles produites par le foie. Or, comme c’est le foie qui nourrit le cerveau, à 32 kilomètres, ça devient mental : si ta nutrition d’avant course et tes ravitaillements ne sont pas suffisants ou adéquats, ton cerveau se met en mode « ça me tente pus! », et tu crash.
Me trompe-je? Entoucas, j’avais prévu le coup, et je m’étais armé de 8 gels pour traverser l’épreuve; j’allais en avaler un aux trente minutes.
Donc, voici en résumé mon premier marathon.
La course a commencé dans une pluie torrentielle, à 4h30 du matin. Après 5 kilomètres, les souliers étaient trempés, la surface glissante, les flaques d’eau abondaient, et il faisait noir comme chez le loup.
C’était ennuyeux, certes, mais tout sauf ennuyant!
Je suis arrivé au 21e kilomètres en 1:43, trois grosses minutes sous l’objectif que je m’étais fixé; et c’est la réalité, pas le mur, que j’ai reçue en pleine face : je n’avais pas les ressources nécessaires pour atteindre mon but d’un premier marathon en deçà de 3 heures 30 minutes -le temps de qualification pour le marathon de Boston-, et le temps que je m’étais fixé. Pas que je veuille aller à Boston, bien que j’en garde de très bons souvenirs de jeunesse, mais rien que de savoir que « j’aurais pu y aller » me satisfaisait… Maintenant, avec 21 kilomètres à faire, je savais que j’avais échoué.
Et mon temps a dégringolé d’un seul coup.
Mon cerveau s’est mit en mode « spin », alors que ce n’était surtout pas le moment de gaspiller du sang de neurones… C’est du sang de fessier et de cuisses dont j’avais besoin!
« Du calme, Bruno », je me suis dit, « revois vite tes objectifs, et reprends le contrôle du chrono ».
Ce qui fut dit fit fut. Fut fit. Enfin.
J’ai décidé que mes semaines d’entrainement n’allaient pas être vaines, et que j’allais quand même tout donner. Et plutôt qu’un mur au 32e kilomètre, j’ai vécu l’euphorie de n’être qu’à 10 kilomètres de l’arrivée… Je me voyais déjà traverser la ligne, triomphant, vainqueur contre moi-même!
Et à la fin, c’est ça que c’tait.
Euphorique.

Avant qu’on se quitte, je m’en voudrais de ne pas vous rassurer sur l’état de santé de Jiouliou! Parce que j’ai su que l’histoire de ma chienne Jiouliou qui s’était faite briser la patte par un camion, dans le deuxième article de La Presse, a suscité beaucoup de réactions.
Aujourd’hui, elle va très bien, merci!
J’ai joint un clip de ma Jiouliou, je lui ai donné un bain à la débarbouillette avant de vous la présenter, je vous assure qu’elle est propre et bien nourrie, mais elle aura toujours sa couleur blanche jaunie de chienne de ruelle, et sa tête de rat.

Pour ceux qui n’auraient pas lu l’article, Jiouliou est une chienne que j’ai adoptée alors qu’elle venait d’accoucher sous le bâtiment, devant chez moi.
Et des chiennes abandonnées comme elles, c’est triste, mais ça court les rues dans mon quartier… Et dans ma ville. De plus en plus. À part au sud, où la population est à majorité musulmane, c’est un très sérieux problème en Thaïlande.
À ce sujet, le mois dernier, trois québécois fort sympathiques et rencontrés au resto de Onnicha sont passés à l’Institut de Muay Thai pour venir essayer ce beau sport de combat. Pour 500 bahts, avec un prof privé qualifié, vous avez droit à une session de deux heures qui représente à la fois un workout suffisament long pour vous épuiser, et une séance d’introduction au Muay Thai assez intense pour répondre à la question : j’ai envie d’apprendre le Muay thai, oui ou non?
Je le recommande.
Après leur entrainement, je les ai invités à mon stand de bouffe de rue favori, qui est situé en plein parking de magasin à grande surface Makro, avec l’autoroute qui passe à 10 mètres derrière et les chiens errants qui tournent autour des tables. C’est un endroit très typique du quartier industriel où je vis : bruyant, chaotique, mais oh! combien pittoresque et authentique! Et comme à tous les endroits publics où il y a de la bouffe en Thaïlande, il est envahi par les chiens.

-T’as pas peur des chiens, Bruno?, m’a demandé Tom.
-Oui, un peu, des fois. Surtout quand je cours, ou que je promène à vélo.
-Nous autres, ça nous a fatigués pendant tout le voyage… Qu’est-ce qu’il faut faire pour les chasser?
Excellente question! D'habitude, les chiens errants te jappent après pour se donner une raison d’exister : parce qu’ils s’ennuient ou pour s’entendre japper, ou pour jaser entre eux, et là ça part à hurler, et c’est la cacophonie dans le quartier; parfois ils montrent les dents pour jouer aux gros bras, et généralement, ce sont des mamans qui veulent protéger leurs chiots. Mais à 99% du temps, c’est de la frime.
Faut quand même être prêt, quand c’est au tour du 1%...
Je leur ai donc raconté la seule occasion où je me suis fait attaquer pour vrai par un chien, et je vous l’écris ici me disant que mon expérience pourrait peut-être profiter à quelqu’un?
Alors, c’était un mardi matin, au gros soleil, j’allais sortir courir dans le parc de l’université, derrière la maison, et je me sentais fragile; j’avais mangé de la bouffe épicée la veille, et ç’avait passé de travers. De chez moi jusqu’au parc, il y a 800 mètres : une distance juste assez grande au pas de course pour te brasser le pouding… Une fois arrivé au parc, la toilette la plus proche est 400 mètres plus loin, au beau milieu du campus étudiant.
Et c’est là que la crampe du siècle m’a pogné.
-ARGGH!
D’un seul coup, j’ai sué ma vie. J’ai viré blême. C’était le grand frisson! Fallait que j’y aille… Là! Tout de suite! Devant moi, à 50 mètres, de l’autre côté du terrain de soccer, il y a des estrades; derrière les estrades, quelques mètres d’un espace mal entretenu…
Bingo!
Je traverse donc le terrain de foot à toute vitesse, sur la pointe des pieds, en serrant les fesses, et en murmurant des « oh-oh-oh-oh ». Je sais pas pourquoi, mais ça aide…
Et alors que j’ai presque atteint mon but, et que je frémis d’anticipation, trois jolis chiots -d’à peine un mois j’estime en un coup d’oeil- sortent de derrière le bâtiment. Qui dit chiots, dit maman… Fuck.
Et elle ne se fait pas attendre. Elle sort du bosquet, les babines retroussées et les tétines pendantes, prête à défendre sa portée.
Merde!
Elle fonce. Je me place en position de boxe thaïlandaise, et je l’attends. Elle saute, je l’évite et je lui donne un coup de pied au flanc! POW! Elle roule sur le côté et moi, trop énergique dans l’élan, je glisse, et je tombe lourdement sur le dos. BANG!
Je suis ébranlé. Elle se remet vite sur ses pattes et elle fonce de nouveau.
Couché par terre, moi, je ne sais plus quoi faire... Vous auriez fait quoi, vous?
Sans réfléchir, je me suis levé d’un bond, et de toutes mes forces, désespéré, j’ai poussé un cri de terreur.
-AAAAAAAAAAAH!
Et je me suis chié dessus.
(…)
Voilà. J’espère que mon truc aidera quelqu’un à repousser un chien enragé en Thaïlande, ou ailleurs en Asie. Parce que ça a marché.
Sinon, il y a un truc plus simple : tu te penches rapidement et tu fais semblant de ramasser une roche. Et tu menaces de la lancer. Rien que la menace suffit. Et c’est logique! Tous les chiens errants se sont fait tirer des roches, ils savent ce que c’est, et ils n’aiment pas ça; et si tu faisais semblant de la lancer, et que le chien ne recevait rien, faudrait vite que tu recommences, à chaque fois, de ramasser une autre fausse roche, et de faire semblant de la lancer, ad vitam aeternam…
Avec tout ça, je n’ai même pas eu le temps de vous parler des Elvis.
Et il faut que je quitte pour l’aéroport. Prochaine fois!
Je vous laisse sur la fin du dernier article de la série Un été en Asie, qui devait être publiée dans La Presse, mais qui, faute d’espace, a été tronquée des 175 derniers mots. Pas écrit ça pour rien, moi!

Pour l’instant, je vous souhaite bon voyage, et sawasdi khap, et à la revoyure, et merci beaucoup pour l’été; je nous espère plein d’autres rendez-vous! En tous les cas, moi je ne m’arrêterai pas : la preuve, je vous envoie ce dernier texte de Chiang Mai, où demain je cours un 92 km en montagne, avec 5000 mètres d’ascension… Il y aura peut-être un résultat ci-dessous, en post–scriptum, si j’y ai survécu! Sinon, des beaux voyages sont prévus cet hiver, un long trip à vélo, le Cambodge, le Vietnam, encore les Philippines(?) et Tokyo au Japon, si je gagne au tirage du marathon; peut-être un mariage, des triathlons, un peu d’escalade, et plein de courses en sentier; puis, entre les évènements, je m’imposerai des décrochages essentiels, des silences profonds, peut-être un Vipassana; ou juste des zones d’ombres sans Wifi et sans histoire dans lesquels j’irai m’enfouir, comme le lecteur qui s’égare dans un grand livre, comme le regard du spectateur qui pénètre le matériau noir d’une toile de Pierre Soulages, dont le souvenir de l’exposition « Noir lumière » au musée des beaux arts de Montréal en 1996 m’inspire et me hante encore… Ce génie de Soulages qui a réussi, je crois et j’en suis jaloux, à résumer en une seule phrase, en parlant de son art, ce qui m’anime, moi, dans la vie, à 54 ans.
Alors c’est aujourd’hui, finalement je lui laisse le mot de la fin.

« C’est ce que je fais qui m’apprends ce que je cherche. »
Pierre Soulages

À la semaine prochaine les Coucous!
Bruno xxx

samedi 17 juin 2017

Coucou - 17 juin 2017

Coucou les Coucous! 

Long time no coucou, hein? Je sais, je sais, je suis ingrat, égoïste et paresseux. Mais, à ma défense, j’attendais d’avoir des bonnes nouvelles, ou un truc drôle à vous annoncer, ou seulement quelque chose d’inspirant à raconter… Puis, je suis tombé dans une espèce de routine d’entrainement de triathlon, de grand-papa semi-retraité, pis de gros farniente de Sud-Est asiatique. Et là je suis devenu mou. Mou mou mou… Comme une vieille guenille! Il vous fait ça le Sud-Est asiatique: il vous sabote d’abord le système nerveux, exit le temps de réaction inouï et les crises de nerfs pour fuck all raison, puis l’oisiveté avec un grand O remplace le stress par une douce sensation de bien-être et de je-m’en-foutisme… Aaaaaaah tendresse, doux bonheur…

Vous savez que vous êtes les bienvenus ici anytime hein?! Et Onnicha est toujours au poste, au Bangkok Poutine, au cas z’où que vous auriez une fringale de par chez-nous.


Cela dit, je vous avais parlé précédemment d’un beau trio de courses à pied successives en mai qui devait se terminer avec un full marathon à Phuket, où j’allais battre mon record personnel de marathonien, ce qui aurait été facile, vu que ç’aurait été mon premier. Écrit de même, vous comprenez déjà que ça s’est pas passé comme prévu... Les deux premières épreuves se sont pourtant bien déroulées. Au 21 km Singha Bangkok du parc Suan Luang Rama 9, que j’abordais avec la seule intention de faire un bon temps et de me réchauffer pour le 42 km qui s’en venait dans 15 jours, je me suis retrouvé en position de tête des 50 ans après une dizaine de kilomètres. Et pis je me suis dit « Bof, tant qu’à faire! ». Alors j’ai gagné dans la catégorie des petits vieux un beau trophée Singha et parenthèse, il était temps que la compagnie Singha me donne de quoi, j’ai dû boire au moins 3 camions de leurs maudites bières! Bref, ce fut un agréable moment passé en compagnie de mes amis Bird et Nang.













Puis la semaine suivante, Bird était grippé, alors c’est seul que je me suis attaqué au Triathlon de Pattaya, format olympique, 1,5 kilomètres de nage en eaux troubles de la Baie de Thaïlande qui à cet endroit précis, contient bien plus que de l’eau… Je ne vous donne pas plus de précision, parce que vous êtes peut-être en train de déjeuner, mais c’est brun et des fois ça flotte. Entoucas, drôle de journée, il a mouillé en ta’, mais en général ç’a bien été, à part que je me suis fait coincé par un groupe trop compact et trop lent dans l’eau, et que du coup, j’ai fini 4e de mon groupe d’âge à 1 minutes du podium et un peu en criss; et surtout, je suis sorti de la mer couvert de boutons et de pustules, et frappé d’une grippe carabiné qui m’a mis sur le carreau et m’a empêché de participer à la course pour laquelle je m’étais tant entrainé… Mon marathon est littéralement tombé à l’eau.


Mais, c’est pas pour ça que je vous écrit (écrit-il 515 mots plus tard!). Première bonne nouvelle : je suis officiellement le PORTE-PAROLE du volet amateur du TRIATHLON INTERNATIONAL DE MONTRÉAL 2017! Oh yeah!!

Et ça signifie quoi, vous vous demandez? Que je vais porte-paroler, ou que je vais porter-parole? Hum… Bonne question qui demande sans doute qu’on y regarde de plus près... Mais on y reviendra! Parce que ce qui m’excite le plus dans tout ça, c’est que je vais participer au Triathlon International de Montréal encore cette année! C’est ça qui est too much! Je rentre donc à la maison à la fin juillet, pour pouvoir me joindre à vous, les 4-5 août prochains, pour cette grande célébration sportive au Port de Montréal, où on va nager ensemble dans le Fleuve, et faire du vélo à full pin dans le Vieux-Montréal. Ça va être génial!


Surtout que pour l’occasion, dans le cadre de la promotion de cet exceptionnel rendez-vous triathlonien, il est question d’une campagne Web où ça se pourrait, que peut-être, je fasse un petit numéro, ou deux ou trois, avec mon vieux pote, mon vieux complice, mon d de dedans duo, mon seul et unique Guy Jodoin… Ça vous tente tu de nous revoir faire des niaiseries?! Et j’en profite tusuite pour vous poser la question quizz : ça vous tenterait tu de nous voir sur scène? J’ai comme une envie d’écrire un show, et le Guy n’est pas tout à fait froid à l’idée… Je dis ça de même, parce que ça me prendrait p’tête juste vous autres pour le convaincre. Et moi aussi… Dites oui, et d’une pierre deux coups!
Je vous donne donc les coordonnées du TIM, et je vous ferai suivre ici ses actualités.

http://montreal.triathlon.org/fr/accueil

Et je vous en reparlerai plus en détail plus tard, parce que c’est pas fini les nouvelles, oh que non! Comme je serai de retour en ville, j’en profiterais bien pour venir vous voir de plus près… Et ça tombe pile poil, parce que la gang de fans furieux du « Bruno Blanchet Fest », une soirée bière et vidéoclips qui avait connu un franc succès en janvier 2016 au Cécile et Ramone de Québec, aimerait volontiers recréer l’expérience, et même l’amener en tournée… C’est rien de compliqué, mais c’est ben le fun! On se rassemble, on regarde des vieux sketchs, on se saoule pis on se jase. Encore une autre question pour vous ce matin : c’est quelque chose qui vous intéresse? Vous êtes dans quelle région? Tiens, je vous donne le courriel de Mathieu, dites lui, il va être content!
mathieuaudet20@gmail.com

Pour terminer ce coucou qui n’en finit plus de coucouter, j’ai une pas pire grande nouvelle à vous annoncer: les émissions Les Vacances De Monsieur Bruno et Manger Le Monde sont en nomination aux 32e prix Gémeaux!
Cinq nominations à part ça, c’est ti pas beau!
MEILLEUR SON : MAGAZINE, AFFAIRES PUBLIQUES, DOCUMENTAIRE TOUTES CATÉGORIES Marc Philippe Desaulniers, James Duhamel - LES VACANCES DE MONSIEUR BRUNO - SAISON 2 « Épisode 2 - Inde, Varanasi, partie 1 » (Must Média II)
MEILLEURE RÉALISATION : MAGAZINE EN VIDÉO LÉGÈREBruno Blanchet, Arnaud Bouquet - LES VACANCES DE MONSIEUR BRUNO - SAISON 2
« Épisode 3 - Inde, Varanasi, partie 2 » (Must Média II)
MEILLEURE ANIMATION : MAGAZINE STYLE DE VIEBruno Blanchet - LES VACANCES DE MONSIEUR BRUNO - SAISON 2 « Épisode 2 - Inde, Varanasi, partie 1 » (Must Média II)Bruno Blanchet - MANGER LE MONDE - SAISON 2 « Épisode 1 - Inde, Lassi » (Must Média II)
MEILLEUR MAGAZINE STYLE DE VIELES VACANCES DE MONSIEUR BRUNO - SAISON 2 - Véronique Dea (Must Média II)

On se congratule? Bravo et merci Évasion et Zeste, Must Média et le ToneStudio! Bravo et merci à toute l’équipe de LVDMB et MLM!
Et merci les Coucous!
à bientôt,
Bruno xxxx

jeudi 25 août 2016

Les vacances de Monsieur Bruno, saison 2

Bruno Blanchet, notre globe-trotter intrépide, s’embarque pour de nouvelles péripéties pour une 2e saison! Cette fois, il troque l’Asie du Sud-Est pour l’Inde, les Philippines et la Colombie, où les aventures seront plus que nombreuses! Ce long périple promet d’être encore plus éclaté et surprenant  grâce aux paysages complètement hétéroclites, mais surtout avec des rencontres touchantes qui marquent une vie. Trois pays, 1000 situations improbables, le tout jumelé à l’humour déjanté propre à Bruno Blanchet; il n’y a pas de doutes, vous passerez de bons moments en sa compagnie! 
***
Vous avez aimé la première saison? Revoyez tous les épisodes sur iTunes ici!
Visitez la page de l'émission, sur Évasion, pour des détails sur l'émission de la semaine.





lundi 1 février 2016

Les vacances de Monsieur Bruno


Le tournage de la deuxième saison des Vacances de Monsieur Bruno est commencé.
Monsieur Bruno est arrivé en Inde et vous pouvez dès maintenant le suivre en photos sur Instagram.


jeudi 10 décembre 2015

Coucou du 10 décembre 2015

Coucou les Coucous !

Tout de suite, SVP, avant que j'oublie : ce samedi le 12 décembre, je serai au Snack Bar pour un tout petit 2 à 4, et je dis tout petit parce que je cours un demi-marathon le lendemain matin à 5h00 am! J'y serai donc de 14h à 16h!

Mais le véritable party sera le 25 DÉCEMBRE, avec DJ Big Bad Brune qui égayera votre soirée de Noël avec la plus joyeuse musique du temps des fêtes! Venez célébrer au son de Michèle Richard, Claude Valade, René et Nathalie! Venez vous boire du fort avec Nestor, La bottine souriante, Y'a tu d'la bière icitte et le petit gros des Classels! LE 25 DÉCEMBRE au SNACK BAR BANGKOK, on va se la péter! Et ça sera l'occasion pour vous de rencontrer plein d'autres Québécois, et mes amis Bird, Nang et Tam, que vous voyez sur mes photos depuis des mois. Je leur ai dit qu'on savait faire la fête, mais ils ne se doutent pas à quel point... Alors je compte sur vous pour les traumatiser ben comme faut!

À part ça, ça va vous? Déjà cinq semaines que je vous ai écrit, comme le temps file... Quand on s'est laissé la dernière fois, j'allais courir une course de 16 km en montagne, gagner et recevoir un trophée de la princesse de Thaïlande. Disons que... Ça ne s'est pas passé comme prévu? On s'est perdu, Bird et moi, au milieu de la nuit, en route pour la course, et nous sommes arrivés sur la ligne de départ deux petites minutes avant le signal. Et c'est complètement à froid, avec une quantité industrielle de yogourt non digérée dans l'estomac (mon erreur!) que j'ai entrepris l'ascension d'un Mont-Royal, à 4h30 du matin. Pas fort! J'ai terminé en 1h13, à 7 minutes du gagnant. Pas mal? Oui mais, on remettait 5 prix.
Et j'ai fini 6e.
Nous sommes allés flasher nos médailles pas loin de là, à la chute Sarika, et j'ai noyé ma peine dans l'eau glacée.



La semaine suivante, un nouveau défi nous attendait : deux courses dans la même journée! D'abord à 6h am, le Dynasty Run, un 10,5 km au pont Rama VIII, une course très populaire avec une solide compétition, puis immédiatement après, un « marathon vertical », au Banyan Tree Hotel, avec l'ascension de 61 étages.
Résultats? 5 prix sont remis au 10,5 km et j'arrive... encore 6e, maudit tab' !! Avec un pas pire temps de 45 minutes qui m'aurait donné la victoire ailleurs, mais ce matin-là, ça galopait devant. Et pis là, Bird et moi, on ne niaise pas et on se précipite en tuk-tuk au centre-ville pour faire l'expérience du « vertical ». Si j'avais pas tant à vous écrire ce soir, je vous parlerais de l'ambiance géniale au Banyan, du feeling un peu euphorique de participer à une seconde épreuve le même matin, de l'excitation au pied des marches...
En bref : 9,28min, 38e place au total sur 458, et 9e de ma catégorie.
J'ai peut-être pas gagné mais... Maudite belle façon de commencer une journée !



Trouvée sur le Web, une photo du départ du Dynasty, on joue à Où est Charlie! Indice : je suis dans un triangle, entre un gars en orange, un autre en blanc et un en bleu. Je suis en noir. Bonne chance.


Puis, parce que c'est pas fini, la semaine suivante, nous sommes passés à l'Histoire...


Oui, nous y étions !!! Fucking hell... Encore une fois je pourrais vous écrire un chapitre là-dessus, mais disons simplement que j'ai abandonné au fameux KM 13, qui était en fait le KM 20, quand j'ai cru que j'avais fait une erreur au tournant, et que ma course ne compterait pas... Et comme un con, j'ai joggé les 7 derniers kilomètres. Résultat?
À l'arrivée j'ai eu un choc... C'est pas moi, mais c'est la course qui s'était trompé ! FUCK ! J'aurais dû être TOP TEN! Pourquoi j'ai joggé, espèce de clown?!
Un ordinaire 2h23, une 13e place chez les p'tits-vieux, mais quand même une pas pire 117e place sur 5641 participants.
Je ne comprends toujours pas pourquoi je souris sur cette photo du Web, alors que je m'apprête à traverser le fil d'arrivée... Sans doute de l'ironie ?

Et c'est pas terminé! La semaine suivante, après 14 ans de fréquentation, Bird et Nang se marient. Voyez comme ils sont beaux.

Donc, on est parti toute la famille au nord-est, dans le « Isan » pour ceux qui connaissent, et on a brossé pendant 3 jours. Au mariage (un autre chapitre gaspillé!), pour le fun je me suis déguisé en Mononc' thrash avec de l'eau dans la cave, mais faut pas leur dire, ils pensaient que je m'étais habillé chic.



Évidemment, on ne courra pas de course pendant ce weekend ; et mon entrainement sera fortement compromis par les 175 grosses bières bues entre 5 personnes en trop peu d'heures ; et c'est grave, parce que la semaine suivante, je cours MA compétition de l'année : le Challenge Laguna Phuket.
1,9 km de nage, 90 km de vélo, et 21km de course.
Mon premier demi-Ironman.
Une autre expérience extraordinaire, que je devrai vivre seul parce que Bird n'a pas le droit de participer à quelconque activité dangereuse à 7 jours de la date de son mariage, avant et après, selon la tradition Thaïlandaise... Et un autre chapitre que je n'aurai pas le temps d'écrire, sinon juste pour vous dire que d'arriver là, sans expérience et à 50 ans, c'est intimidant en sacramant. J'ai fait des cauchemars pendant les trois nuits précédentes! Je me noyais, je perdais mon dossard, je ne trouvais plus mes espadrilles...
Mais une fois dedans, c'est transcendant ; et l'épreuve tant crainte devient une aventure dont on se sent fier. On se bat d'abord contre une mer agitée, puis en route, sur le vélo, on accumule les belles rencontres avec d'autres athlètes qui souffrent autant, et qui s'encouragent en riant ; on s'enivrent des cris des badauds, et des foules d'étudiants, regroupés devant les écoles, qui hurlent au passage le nom du pays qui apparaît sur votre dossard ; puis, on se réjouit au terme de pentes raides qu'on n'aurait jamais cru pouvoir grimper, et on se gonfle de courage au bout de descentes à des vitesses vertigineuses ; et finalement, on se bute à des murs, physiques et mentaux, qu'on finit par vaincre, parce que... C'est ça l'idée, non ?
Ne jamais abandonner !
Pendant 7 heures 9 minutes.
Tout à fond. À 38 degrés Celsius, sous un soleil de plomb.
Comme j'étais seul, je n'ai qu'un selfie après la course, mais il y a un lien de photos prises par Finisher pix …
Remarquez la différence entre mon corps à la sortie de l'eau, et à l'arrivée... j'ai du perdre au moins 3 kilos !!!


C'était la course la plus difficile de ma vie et, même si je l'ai finie, honnêtement j'étais déçu par ma performance... Je ne m'étais pas bien préparé. Faut dire que j'ai été complètement écrasé par la chaleur quand j'ai commencé à courir à 11h15, sur un piste ennuyante à mort en plein soleil, après un 90 km à vélo excitant au boutte en montagne. Mais, mentalement, j'aurais pu être plus fort. Et comme je suis un peu pas mal lent à la nage et au vélo comparé aux pros, je comptais sur ma « force », la course, pour finir dans un temps respectable, c-à-d autour de 6 heures... Sauf que, quand j'ai enfilé mes running shoes et que j'ai commencé à courir, j'ai su immédiatement que je m'étais trompé à l'entrainement, dans les semaines précédentes, en n'insistant pas assez sur le vélo, et trop sur les 175 bières.
Je courais sur des jambes de bois. Mes pieds ne décollaient pas de l'asphalte.
Résultat, un 21km en 2h30. Un résultat de merde, quand on pense que mon meilleur temps cette année était de 1h30. Sauf que, dans les circonstances, alors que j'étais brûlé, physiquement, et que je  luttais à chaque pas pour aller de l'avant, c'est sans doute aussi la plus belle course de ma vie.
Et malgré la déception et la douleur, quand j'ai traversé le fil d'arrivée, épuisé, et que j'ai entendu l'animateur annoncer mon nom, et ajouter que j'étais le gagnant du 25km de North Face l'année dernière (c'est la même compagnie), moi, dans mon petit kit moulant tout mouillé tout maigre, tout seul au monde, j'ai pleuré comme une madone.

Mon texte s'étire, je sais, mais c'est presque la fin! Et y'a un punch ! Parce que la semaine dernière, dimanche le 6 décembre, et c'est là qu'on est rendu, se tenait le marathon de Ayutthaya. Pour ceux qui l'ignorent, Ayutthaya est une très jolie ville historique à une centaine de kilomètres de Bangkok, à 50 km d'où je vis. Et la veille de la course, le samedi, Bird et moi on devait aller y chercher nos dossards et nos t-shirts. Alors on part à vélo, pour la gare, avec l'intention de mettre nos vélos sur le train, jusqu'à Ayutthaya, puis de tranquillement récupérer nos trucs à l'hôtel de ville de Ayutthaya, d'où s'effectue le départ, puis de rentrer avec le prochain train.
Ha!
Le train de midi dans lequel on voulait voyager était un train de « passager », sans possibilité de transport de vélos.
Pardon? On peut prendre le métro à toute heure en plein centre-ville, et le BTS (le métro électrique), avec un vélo, et c'est pas possible de prendre un train (pourri, entre vous et moi, mais tellement agréable) à travers le pays, avec un vélo?

Bird était furieux. Il allait avoir recours à la manière thaïlandaise.
-Ok! How much? 100 bahts? 200 bahts?
Le mec au comptoir était sans doute tenté mais la décision ne venait pas de lui, il était un sous-fifre sans aucun pouvoir de corruption, et il n'avait aucune envie de contester l'autorité.
-Sorry, not possible.
Comme je venais de subir une crevaison en chemin pour la gare (ma 8e de l'année) et que pendant tout l'argument, j'étais en train de retirer ma chambre à air et la changer, je me foutais un peu de ce qui se passait avec le train, et entre Bird et le guichetier.
Mais quand j'ai vu l'air choqué de mon ami …
-Let's go! Grab your bike!
Je n'étais pas vraiment d'accord.
-Bird, tu veux vraiment y aller à vélo, maintenant, à midi, pour une randonnée de 50 km, en plein soleil, à la veille de la course, qui commencera demain à 5h30 am ?
Bird faisait sa face. Sa face de Bird.
-Go ! Let's go by bike !
Bird était déterminé. Ok ! j'ai dit. Quand je suis en Thaïlande, je ne m'obstine pas avec les Thaïlandais. Alors nous sommes partis. Face à un violent vent du nord, et avec zéro plaisir sportif. Une grosse douleur inutile sur 52 km.
Quand on a récupéré nos numéros, en fin d'après-midi, on était cuit. Et le lendemain matin, on courait un demi-marathon à cinq heures et demi.

J'étais inquiet, parce qu'alors que je venais de vivre un gros mois de frustrations, de ratés, de 6e places, je voulais secrètement beaucoup la gagner, la course de Ayutthaya... Pas une deuxième place, non! La victoire! Et je savais, dans mon for intérieur, que je pouvais gagner... C'est un feeling difficile à expliquer, mais, la semaine précédente, comme j'avais poussé la machine à fond pendant 7 heures, et que là, maintenant, j'étais confronté à une petite heure et demi, je me sentais Superman. Ça fa que, au signal, je suis parti juste sur une gosse, et pendant 21 km avec le même Thaï qui me collait au cul, j'ai jamais arrêté, j'ai rien bu, et à chaque foulée je me suis battu.
Et j'ai gagné.



Une ostie de patente laide brune.

On se voit à Noël? Allez, bonne journée les coucous! Et merci René!

Bruno xxxx