
Préparez-vous, ça va donner un grand coup : Bruno Blanchet prépare une "comédie-dramatique-tendre-sportive-aux-accents-de-suspense"! Le tout servi sur "sauce Blanchet", bien sûr! Absurde, vous dites?
C'est depuis Noël que Bruno Blanchet travaille à temps plein (et encore plus) sur ce projet, qu'on pourrait bien voir à l'écran de Télé-Québec en septembre 2003 ou en janvier 2004.
Depuis lors, L'école du bonheur - le titre provisoire de la série de 26 fois une heure - lui fait pratiquement office de conjointe, d'ami(e)s, de loisirs et presque de famille.
Les personnages de son Ecole du bonheur sont en effet devenus en quelque sorte sa famille; il en parle avec amour, tendresse et, parfois, avec un brin de passion.
"Mais, en te le disant, je réalise que c'est peut-être parce que mon fils de 16 ans devient doucement un homme (il vient de se trouver un job, suit des cours de conduite...) et qu'il a moins besoin de moi, qu'il est sur le bord de partir que j'ai senti le besoin de me refaire une famille. J'sais pas, faudrait que je réfléchisse à ça..."
Cet audacieux projet que BB mijote, avec la complicité de Roger Frappier (MaxFilms), est un curieux mélange des Mighty Ducks, de La Petite Maison dans la prairie et des X-Files.
Le tout teinté de comédies musicales. Rien de moins, mais sûrement beaucoup plus!
"J'ai mélangé les genres!"
C'est le moins qu'on puisse dire...

Mais il faut connaître l'homme, qui a pensé cette série, qui l'écrit (avec Richard Haddad et Roger Frappier), qui compte la réaliser et qui aimerait bien y défendre un rôle.
BB, ce drôle de moineau si sympathique et tellement humain, accepte de nous parler de son "Ecole, modèle Blanchet":
"Nous sommes au stade du développement, je crois que c'est important de le préciser, donc encore loin de la coupe aux lèvres. Mais j'avoue que ça va plutôt bien.
"II s'agit d'une série dans laquelle on retrouvera du chant, de la danse. du mystère, beaucoup de bonheur...
"Il y a une vingtaine de personnages récurrents et il y a sept personnages principaux dans ce drame sportif."
Blanchet explique. mais la pauvre journaliste n'arrive pas toujours à suivre. avouons qu'il faudrait souvent une boussole pour se retrouver dans les méandres des "concepts à la Blanchet".
Essayons quand même.
L'histoire commence au début du siècle, avec la fondation du village, où se situe L'École du bonheur, et cette forme d'expression corporelle qui est devenue un sport de notoriété internationale.
"Un peu comme le hockey au Québec", précise l'auteur, qui a donné des règlements et un costume à ces "sportifs".
Ces sportifs de L'École du bonheur doivent à tout prix remporter la finale internationale s'ils veulent conserver leur École en vie.
"Ils se battent pour cette cause-là, mais cherchent également des moyens pour être heureux."
Donc, le but ultime de cette école est de survivre, celui de chacun des protagonistes est de trouver le bonheur.

Ces personnages, ce sont entre autres une Cambodgienne agoraphobe, un vieux monsieur. une ex-danseuse, un prisonnier, un nerd, un monsieur en fauteuil roulant, un prof presque pourri...
En principe, ces gens là, qui n'ont rien à voir entre eux, n'auraient donc pas du se rencontrer, mais comme c'est Blanchet qui écrit...
C'est BB qui écrit, mais plus les personnages prennent vie, plus ils prennent eux-mêmes leur destinée en main. L'auteur en est d'ailleurs le premier surpris.
Bruno Blanchet semble avoir trouvé un univers où non seulement il s'amuse comme un petit fou, mais un univers qui lui permet d'aller plus loin, d'innover d'inventer.
Et Dieu sait à quel point il aime ça!
S'il faudra attendre pour voir Bruno Blanchet s'éclater dans le cadre de son nouveau concept, on pourra, dès septembre, apprécier son talent de comédien dans la sitcom Le Plateau, diffusée sur les ondes de la SRC.
Blanchet n'en sera pas à ses premiers pas en tant que comédien jouant les textes des autres (il a fait quelques Radio Enfer), mais ce sera une première dans la continuité.
Vingt six Plateau sont déjà enregistrés et le diffuseur en veut encore. Ce qui fait qu'en mai prochain, on récidivera.
S'il a réussi à s'imposer comme idéateur-concepteur-monteur-réalisateur-auteur, il reste maintenant à BB à faire ses preuves dans Le Plateau.
Mais qui doute vraiment de sa réussite? Qui doute que son personnage va nous faire rire? Certainement pas l'auteure de ces lignes!
Une fois qu'on devient un fan de Blanchet, on lui reste fidèle. Son humour, son talent, son p'tit air de gamin naïf séduisent tous ceux qui l'approchent.
Humble en plus, BB ne se gêne pas pour dire que sur le plateau du Plateau (!), il regarde, examine et apprend.
Aux côtés des comédiens chevronnés Benoit Brière, Marie-France Lambert et Gilles Pelletier, il avoue faire ses classes. À côtoyer tout ce beau monde, en plus de Ken Scott, il découvre le talent et l'amitié.
Dans Le Plateau, Bruno Blanchet deviendra un gars qui, dans la vie, ne fout pas grand-chose, sauf peut-être se brancher devant la télé à temps plein.
Probablement une espèce de magouilleur qui arrive toujours à ses fins. Un personnage que BB a beaucoup de plaisir à défendre.
"Débrouillard, mais paresseux. Si on avait un job à lui proposer, il faudrait que ce soit celui d'essayer des matelas ou d'écouter la télévision. Il a une logique bien particulière...", dira Blanchet.
À 38 ans, Bruno Blanchet n'a pas de grandes ambitions dans la vie, sauf peut-être celle de continuer à avoir du plaisir à travailler, de réaliser un film et, à 50 ans, de faire du surf!
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